The Mist (Import Can.)

Film d'horreur (126') de Franck Darabont sorti en 2007
Avec : Thomas Jane, Marcia Gay Harden, Laurie Holden
Interdit aux moins de 12 ans

Editeur : Alliance, 2x Blu-ray de 50 Go, Non Zoné
Image : ratio 1,85:1, 1080p, VC-1
Son : Dolby True HD 5.1 : Anglais; Dolby Digital : Français Anglais
Sous-titres : Anglais Espagnole

Avis général : Adaptation d'une des meilleures nouvelles de Stephen King, The Mist est un excellent film naviguant adroitement entre reprise du livre et libertés très inspirés par rapport à l'histoire d'origine. On obtient alors une excellente surprise. Le Blu-ray d'une richesse incroyable (notamment en proposant la version N&B du film en bonus) est une excellente occasion de découvrir ce film dans les meilleures conditions.

Artistique

Après qu'une brume mystérieuse ait envahi une petite ville de la Nouvelle-Angleterre, un groupe d'habitants coincés dans un supermarché doit résister au siège de créatures épouvantables...et aux angoisses qui menacent de les diviser.

Très discret par ailleurs, Franck Darabont s'est principalement fait connaître pour ses adaptations de Stephen King, tout d'abord le "réaliste" Les évadés puis le fantastique La ligne verte. Avec The Mist, tout en adaptant toujours King, le natif de Montbéliard (et oui), prend un tournant radical. Ici, plus question de réalisme, ni même de fantastique classique, on entre de plein pied dans le fantastique de série Z que n'aurait pas renié Carpenter au début des années 80 (période The Thing et The Fog).

S'appuyant sur un scénario simplissime (parfois proche d'un téléfilm de M6), Darabont parvient à nous tenir en haleine durant plus de deux heures dans ce huis clos inventif. Sans réelles stars ni même sans vrais personnages principaux (tout le monde est égal devant cette situation), le film nous offre un bal de caractères se révélant sous nos yeux.

La version noir et blanc, chouchoutée par le réalisateur, nous fait passer du ressenti téléfilm (de qualité) à un hommage aux films d'horreur des années 50 (It came form outer space, Invasion of the body snatchers...) ce qui a pour effet d'augmenter l'immersion dans ce huis clos.

Mais quelle que soit la version choisie, ce qui suprend, c'est surtout l'inventivité qui fait que, du début jusqu'à la fin (surtout jusqu'à la fin), on arrive à se laisser promener entre beat'em all jouissif, affrontement psychologique et horreur à l'ancienne. Un très bon moment.

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