Le bon, la brute et le truand

Le bon, la brute et le truand
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Pendant la Guerre de Sécession, trois hommes, préférant s'intéresser à leur profit personnel, se lancent à la recherche d'un coffre contenant 200 000 dollars en pièces d'or volés à l'armée sudiste. Tuco sait que le trésor se trouve dans un cimetière, tandis que Blondin connaît le nom inscrit sur la pierre tombale qui sert de cache. Chacun a besoin de l'autre. Mais un troisième homme entre dans la course : Sentenza, une brute qui n'hésite pas à massacrer femmes et enfants pour parvenir à ses fins.

Que dire sur ce film, chef d'oeuvre parmi les chefs d'oeuvre qui trône au panthéon du cinéma aux côtés du Parrain, de Casablanca ou de Psychose? Tout et rien à la fois. Tout, tellement il ya de choses à dire et rien qui n'ait été dit.

Le bon, la brute et le truand, c'est tout d'abord l'oeuvre maîtresse de la carrière de Sergio Leone, ce qui n'est pas une mince affaire tant le réalisateur italien est l'auteur de quelques uns des plus grands films de l'histoire du cinéma (Il était une fois dans l'ouest, Il était une fois en Amérique, Pour une poignée de dollars...).

C'est également un superbe casting, exempt de stars (pour l'époque), Clint Eastwood (jeune premier), Eli Wallach (qu'on avait vu dans Les 7 mercenaires aux côtés de Yul Brynner, Steve Mc Queen et Charles Bronson) et Lee Van Cleef (plus habitué jusque là aux seconds rôles comme dans Le train sifflera 3 fois), le tout fonctionnant en parfaite alchimie.

C'est aussi la superbe musique d'Ennio Morricone qui signe ici deux morceaux (au moins) parmi les plus célèbres de l'histoire du cinéma : The Ecstasy of Gold et le thème éponyme.

C'est enfin une accumulation de petits détails qui font qu'un très bon film devient un grand film : une réalisation tonique et irréprochable, des plans fabuleux avec une superbe utilisation du cinémascope (revoyez la scène du "duel" final, 40 ans après, les échanges de regards donnent toujours des frissons), un humour omniprésent, des personnages forts au charisme immense, un mélange de silences qui disent beaucoup plus que de longues phrases et de petites phrases qui font mouche et tellement d'autres choses.

Au final, Le bon, la brute et le truand, c'est 3h00 de plaisir inninterrompu et un de ces films qui font qu'on aime le cinéma.

Publié le 15 avril 2009
       
Pierre Dubarry
Journaliste spécialisé