Be Kind Rewind

Be Kind Rewind
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Dans le vidéoclub où travaille Mike, les affaires vont plutôt mal, et pour cause : les vieilles cassettes VHS qui garnissent les rayons se louent au compte-goutte. Mais la situation devient carrément catastrophique lorsque son meilleur ami Jerry efface par accident toutes les cassettes du magasin! Pour sauver la boutique, ils décident de tourner avec les moyens du bord un remake fait maison de SOS fantômes, en espérant que la ruse passe inaperçue...

Après deux comédies (plus ou moins) romantiques, le frenchy Gondry revient derrière la caméra pour une comédie (tout court) mais toujours à sa sauce. Là où Eternal Sunshine of the Spotless Mind surfait sur le postulat d'une machine qui peut effacer la mémoire, où La Science des rêves nous présentait des songes façon show télé, Gondry nous présente ici Jerry (Jack Black), l'homme magnétique qui efface les VHS.

Mais le film, loin d'être la grosse pitrerie à laquelle on pourraît s'attendre vu le pitch et la présence de Black au casting est un vrai film plein de sensibilité, d'imagination et d'inventivité, véritable message d'amour de Gondry au cinéma. Be Kind Rewind (message présent sur les cassettes des loueurs, invitant les clients à rendre les films rembobinés) est en effet une douce fable rendant hommage au cinéma populaire, des parapluies de Cherbourg à Rush Hour 2 en passant par MIss Daisy et son chauffeur

C'est aussi et surtout une merveille d'inventivité, Jack Black et Mos Def étant le prolongement physique de l'imagination foisonnante de Gondry au travers des décors, costumes et manière de filmer ces remakes low-budget.

Par des voies totalement différentes de ces deux précédents longs, Gondry arrive ainsi à nous faire rire, rêver, nous émouvoir et ancre ainsi son film dans la catégorie de ceux qu'il pastiche : le cinéma populaire.

Publié le 14 avril 2009
       
Pierre Dubarry
Journaliste spécialisé